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Géographie
Nom du département : Jura
Région :
Franche-Comté
Superficie : 5 008 km2
Point culminant : Crêt Pela 1 498 m.
Chef-lieu :
Lons-le-Saunier, 3 arrondissements, 34 cantons, 545
communes.
Population : 250 925 hab. (recensement 1999)
Formé de la partie méridionale de la Franche-Comté, le
département tire son nom de la chaîne de montagnes qui le
traverse. Il se compose de quatre régions distinctes :
-
Au nord, le
petit massif hercynien de la Serre a opposé sa résistance
aux plis jurassiens en formation;
-
A l'ouest, la
plaine bressane fertile, formée par des alluvions lacustres,
est couverte d'étangs;
-
Au centre, les
plateaux calcaires jurassiens s'étagent en gradins qui se
terminent en abrupt sur les rebords occidentaux du Jura : le
Vignoble, corniche rocheuse échancrée de reculées, et son
prolongement méridional, le Revermont, région de collines
calcaires;
-
A l'est, les
monts du Jura, plissements tertiaires resserrés vers le sud,
sont formés de chaînons parallèles. On y retrouve les
éléments caractéristiques du relief jurassien (combes,
crêts, monts, vaux, cluses).
Les cours d'eau
sont tributaires du Rhône (Doubs, Ain, Valserine) et du Rhin
(Orbe). Climat rude dont on distingue deux types : continental
dans la plaine avec de fortes précipitations, particulièrement
en automne et des gelées fréquentes et persistantes; montagnard
sur les hauteurs avec des pluies abondantes et un enneigement de
5 à 6 mois.
L'agriculture est
à dominante forestière et pastorale. L'élevage bovin fournit du
lait et du fromage (comté) produit par des coopératives
laitières (les fruitières). L'industrie s'est orientée vers la
métallurgie, le textile, l'optique et l'industrie du bois.
Saint-Claude demeure le centre de la fabrication des pipes.
Histoire
Peuplé par la tribu des Séquanes, le territoire actuel du Jura
fut, sous l'occupation romaine, incorporé à la "Séquanaise"
jusqu'au 5ème, époque où il fut envahi par les Burgondes. Il fit
ensuite partie du royaume d'Arles et de Bourgogne et c'est au
11ème, lorsque la féodalité s'organisa, qu'apparut la Comté
Palatine de Bourgogne, marche frontière impériale. Celle-ci
passa aux mains des Hohenstaufen, des Méranie, puis des Chalon,
avant d'être quelque temps rattachée à la France par le mariage
de la comtesse Jeanne de Bourgogne avec Philippe V le Long.
Par la suite, elle
échut aux ducs de Bourgogne et fut un élément de leur puissance.
Le mariage de Marie de Bourgogne, héritière de Charles le
Téméraire, avec Maximilien d'Autriche réunit, malgré une
intervention militaire de Louis XI, la Franche-Comté aux,
possessions des Hasbourg d'Espagne. La province connut alors une
grande prospérité économique et jouit d'importants privilèges.
La contrée resta
fidèle au catholicisme et fut cruellement éprouvée par les
troubles religieux du 16ème et du 17ème. Pendant la guerre de
Trente ans, elle fut ravagée par les Suédois de Bernard de
Saxe-Weimar. A la suite de la guerre de Dévolution et des
campagnes de Louis XIV, elle fut rattachée à la France par le
traité de Nimègue, en 1678; mais la Franche-Comté conserva ses
institutions tout au long de l'Ancien Régime, même si Dole
perdit son rang de capitale au bénéfice de Besançon où fut
transféré le parlement.
Par sa position
géographique, le Jura a été, depuis son annexion, mêlé à toutes
les guerres auxquelles la France a participé. Ce fut la patrie
de Jean de Carondelet, chancelier de l'empereur Maximilien, de
Rouget de l'Isle, de Jules Grévy et de Louis Pasteur.
Arts, activités et
économie
La Franche-Comté, régulièrement ravagée au cours de
l'histoire, conserve assez peu de monuments antérieurs au 17ème.
Le style comtois a reçu des influences bourguignonnes, mais
aussi flamandes et italiennes. Il est caractérisé par une
persistance tardive du roman, puis du gothique.
Le roman est le
plus riche (églises d'Arbois et de Lons-le-Saunier, abbatiale de
Baume-les- Messieurs).
Le gothique
flamboyant, qui s'est maintenu jusqu'au milieu du 17ème, a
produit ou influencé un grand nombre d'églises remarquables
(Dole, Poligny, Arbois, Orgelet, Salins).
La Renaissance a
peu influencé l'architecture religieuse (le très beau porche de
la chapelle du collège de l'Arc à Dole), mais s'est exprimée
davantage dans le mobilier sacré (marbres polychromes de Claude
le Rupt, boiseries); beaucoup de monuments civils, par contre,
en portent la marque (maisons anciennes à Dole et Poligny).
La période
classique s'est exprimée par de nombreux édifices, après les
destructions de la guerre de Trente ans : l'hôpital de Dole en
est le chef-d'oeuvre (début 17ème); le 18ème a donné des églises
(N.-D.-Libératrice de Salins), des hôtels particuliers, des
hôtels de ville (Salins et Poligny), des ensembles de maisons à
arcades (Arbois, Lons-le-Saunier, Dole), ainsi que le château d'Arlay.
L'église St-Jean de Dole est représentative des réalisations
modernes d'art sacré de la Franche-Comté.
Source :
http://www.quid.fr/
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